Kurr
Autrefois, j’ai rencontré ce nom dans des récits anciens. KURR y était décrit comme un symbole sacré, associé à la sagesse, à la connaissance et à l’équilibre. Là où régnait l’ignorance, il était dit qu’il éclairait. Là où naissait une question, il ne donnait pas une réponse immédiate, mais ouvrait une quête.
Avec le temps, j’ai observé un changement. Les êtres que j’ai croisés autour de ce phénomène ne cherchaient plus à comprendre lentement. Leur curiosité devenait immédiate, presque agressive. Une sorte de feu intérieur, difficile à contenir. Et c’est là que j’ai compris que quelque chose nourrissait KURR.
Il ne guide plus. Il ne tempère plus. Il pousse. Il creuse. Il force le regard à travers les limites du compréhensible. J’ai fini par le percevoir non plus comme un symbole, mais comme une présence instable, un esprit devenu incontrôlable, porté par l’excès même de ce qu’il représente.
Et depuis, chaque fois que je tente d’approcher une vérité trop vite… je me demande s’il n’est pas déjà en train de regarder à travers moi. -Xavier-
Dans le récits anciens de la Tour de Babel, les hommes cherchèrent à s’élever toujours plus haut par le savoir et l’ambition. Ils voulaient atteindre le ciel sans attendre les limites naturelles de leur compréhension. Mais cette quête devint trop rapide, trop collective, trop démesurée. La curiosité ne fut plus une recherche progressive, mais une force qui poussait à tout saisir immédiatement et l’édifice s’effondra avant même d’atteindre son but.
Depuis, ce mythe est souvent interprété comme le rappel qu’un savoir recherché sans mesure peut rompre l’équilibre entre les hommes et le monde.
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