Tieffelins
Les tieffelins ne forment pas un peuple à part entière au sens classique, mais plutôt une variation dans la nature humaine que j’ai observée à plusieurs reprises. Leur présence est toujours remarquée, jamais ignorée, comme si quelque chose en eux échappait aux catégories habituelles.
Ce qui les distingue n’est pas uniquement leur apparence, mais la manière dont ils sont perçus : ils suscitent des réactions immédiates, souvent contradictoires, sans qu’aucune cause directe ne puisse toujours être identifiée.
J’ai noté que ces perceptions influencent fortement leurs interactions avec les autres. Non pas par ce qu’ils font, mais par ce qu’ils provoquent chez ceux qui les entourent.
Ils semblent vivre avec cette distance permanente entre eux et le reste des Hommes, comme si leur simple existence modifiait subtilement les équilibres sociaux.
Dans les récits mésopotamiens d’Enki et d’Enlil, les Hommes ne sont pas créés d’un seul geste figé. Ils sont le produit d’ajustements successifs entre deux forces : Enki, lié à la création et à la transformation, et Enlil, lié à l’ordre et à la structure. L’humanité y apparaît déjà comme quelque chose de façonné, modulé, presque “corrigé” par des volontés supérieures.
Les tieffelins, dans Dungeons & Dragons, reprennent une logique proche mais transposée dans un imaginaire plus moderne : celle d’un humain marqué par une influence non humaine persistante. Leur “ascendance infernale” fonctionne comme une trace d’un autre plan d’existence inscrit dans la lignée humaine.
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